La blockchain  Ethereum et ses fameux « Smart Contracts »

La Blockchain Ethereum et ses fameux « Smart Contracts »

Bien que très similaire à la blockchain Bitcoin, car elle possède également sa crypto-monnaie, l’Éther (ETH) et on peut également y faire des transactions ou des échanges, la blockchain Ethereum a une gamme de fonctionnalités spécifiques, que nous allons énumérer ci-dessous.

Qu’ est-ce qu’ Ethereum et comment ça fonctionne?

Ethereum a été développé en 2014-2015 comme une autre alternative à la blockchain Bitcoin. Un rôle important dans son développement a été joué par le jeune Canadien Vitalik Buterin qui s’appelle, avec une certaine réserve, le fondateur de cette crypto-monnaie. Contrairement à Bitcoin qui est avant tout un outil de transfert de valeur monétaire, Ethereum représente avant tout la possibilité de faire tourner des « Smart contracts »(contrats intelligent). On peut voir Ethereum comme un ordinateur décentralisé, infalsifiable, toujours disponible, accessible partout dans le monde à partir d’une connexion internet et dont personne ne peut prendre le contrôle. Cette blockchain peut être utilisée comme outil d’accumulation et outil de transmission de la valeur également avec des transactions beaucoup plus rapides que sur la blockchain de Bitcoin, puisqu’on passe de 600 secondes pour Bitcoin à 12 secondes entre deux blocs sur Ethereum, grâce notamment à la taille des blocs qui a été diminuée car plus le bloc est grand et plus il va mettre de temps pour se propager dans le réseau et cela va augmenter son délais de validation. L’utilisation d’un protocole appelé GHOST (Gready Heaviest Observed Subtree, nous y reviendrons plus en détails dans un prochain article) permet la rémunération des blocs dis « orphelin » (uncle block) qui dans une blockchain de type Bitcoin ne sont pas rémunérés.

Qu’est-ce qu’un « Smart contract » ou contrats intelligents?

Un « Smart contract » ou contrats intelligents en résumé c’est un code qui va s’exécuter de manière automatique selon les paramètres préprogrammé avant sa mise en place sur la blockchain Ethereum. Pour simplifier prenons le cas d’un particulier qui achèterait billet d’avion avec une assurance qui prévoit un dédommagement en cas de retard de l’avion. Il faut tout d’abord coder ce contrat avec toutes les clauses qui lui sont spécifiques, ensuite nous allons mettre ce contrat sous formes de code sur la blockchain Ethereum et à partir de ce moment, le contrat va s’exécuter de manière automatique. Donc en cas de retard, cela déclenche automatiquement le dédommagement du client sans que celui-ci n’est besoin de fournir de justificatifs ou même d’en faire la demande. Les initiateurs de ces « Smart contracts » dépensent une certaine quantité d’Ether pour acheter ce que l’on appelle des « Gas », une sorte de crypto-monnaie de la blockchain Ethereum nécessaire à la mise en place de « Smart contracts » sur cette blockchain. On peut voir le « Gas » comme un carburant qui va faire fonctionner le « Smart contracts », tant qu’il y en a, le contrat fonctionne. Donc le « Gas » va permettre de déterminer notamment la durée de fonctionnement du contrat, mais étant donné qu’il faut des Ethers pour acheter des « Gas ».

Contrairement à la plateforme Bitcoin dont le nombre pièce ou de jeton pouvant être généré pendant toute la durée de vie de la plateforme est limitée, soit 21 millions de bitcoins. La quantité de pièces pouvant être extraites sur la blockchain Ethereum n’est pas limitée et le cour de l’Ether (sa crypto-monnaie) subit l’influence de tant de facteurs, à commencer par une demande sans cesse croissante provoquant une inflation de l’Ether comme presque toutes les crypto-monnaies et en augmentant, le prix de l’Ether peut faire augmenter le prix du « Gas » également rendant la mise en place et le fonctionnement des « Smart contracts » de plus en plus onéreuse, en raison de l’augmentation des dépenses d’exécution du code ou « Smart contracts ».

Proof-of-Stake et Gérance

Au cours de son histoire, la blockchain Ethereum a fonctionnée selon le principe POW (Proof-of-Work) comme Bitcoin et la majorité des crypto-monnaies. Cependant, l’équipe des développeurs d’Ethereum prévoit le passage progressif (prévu initialement pour septembre 2017) au principe d’exploitation POS (Proof-of-Stake) de plus la décentralisation maximale du système était une priorité clé lors de la création de Bitcoin hors Il n’y a pas de décentralisation complète dans le cas d’Ethereum, bien que les décisions globales, devraient être prises sur la base du vote des mineurs, la capacité de l’équipe des développeurs, dirigée par Vitalik Buterin a «pousser» des décisions très impopulaires, pourrait être clairement mise en pratique. Beaucoup de mineurs qui ne soutiennent pas Buterin et sa politique sont passés à un Ethereum Classic plus décentralisé. D’un autres côté l’aspect moins décentralisé et plus facile à gérer de la blockchain Ethereum à poussé beaucoup de grands investisseurs a passer de Bitcoin à Ethereum.

Ethereum est une blockchain assez différente de Bitcoin avec notamment la possibilité de faire tourner des « Smart contracts » et cette fonctionnalité assez révolutionnaire, va ouvrir énormément de possibilités bien que la capacité de cet ordinateur décentralisé qui tourne sur tous les nœuds de son réseau n’est pas extraordinaire tout de même(aussi rapide qu’un smartphone des années 90) mais on peut se demander si la « pseudo » gouvernance de Buterin et son équipe de développeurs ne va pas à la longue fragiliser cette blockchain.

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